Notre cerveau : cette machine à erreur ?

Publié le 12 Août 2019

Notre cerveau : cette machine à erreur ?

Les biais cognitifs sont des pensées logiques que nous utilisons de façon systématique comme des raccourcis mentaux. Dans toutes les actions ou décisions que nous entreprenons d’ailleurs, il est rare que l’on s’attarde à prendre en compte toutes les informations pertinentes et objectives afin de décider en toute rationalité.

 

Ainsi, notre cerveau tend à utiliser des raccourcis en portant des jugements et décisions intuitifs façonnés par notre éducation et nos expériences.

 

Ces jugements émotionnels rapides sont extrêmement utiles dans nos vies de tous les jours. Des réflexes de la pensée pour gagner du temps dans nos décisions. D’ailleurs heureusement qu’ils sont là, sinon il nous faudrait passer toute une journée à réfléchir avant de prendre la moindre décision. Ces raccourcis, en raison de notre fonctionnement cognitif, sont essentiels mais sont aussi source d’erreurs de jugement et de choix comportementaux.

 

Tour d’horizon des 10 principaux biais cognitifs :

 

Le biais de confirmation

C’est l’un de mes préférés, tendance très régulière, à ne rechercher et ne prendre en considération que les informations qui confirment les croyances que nous avons sur la personne ou sur une situation, et à ignorer celles qui les contredisent.

Pour faire simple, nous voyons ce que nous voulons bien voir ! En séduction, lorsqu’une personne nous plaît, nous allons attribuer une multitude de qualités mentales positives, excluant parfois les indices de défauts que nous verrons plus tard et que nous avions de façon irrationnelle préféré sous-estimer.

 

L'effet de halo

Ce n’est pas celui de Nabilla mais bien celui des sciences cognitives! Il se produit lorsque la perception d'une personne ou d’un lieu est influencée par l'opinion que l'on s’est préalablement faite sur l'une de ses caractéristiques. Vous allez donc trouver des qualités multiples à une personne qui sera belle ou beau à votre goût lors d'une première impression.

 

L'effet Barnum

Amateur d’horoscope, votre cerveau vous joue des tours !

Cet effet consiste à accepter qu’une vague description de votre personnalité vous corresponde forcément. Très utilisé en voyance par exemple, cet effet mental nous fait croire par la description de la véracité « des pouvoirs » de la dite voyante.

En psychologie sociale, l'effet barnum nous entraîne vers un raisonnement illogique.

 

Le biais de l'illusion de contrôle

Qui parmi vous à un objet porte bonheur ? Si c’est le cas, vous êtes dans le biais de l’illusion de contrôle qui va donner l’impression de maîtrise sur une situation en présence de ce grigri. Il va donc vous falloir reprendre confiance pour oser sortir de votre zone de confort sans votre objet fétiche.

 

Le biais d’auto-complaisance

Nous avons du mal à reconnaître nos torts mais nous nous félicitons de nos victoires. Ainsi, c’est une tendance à s'attribuer le mérite de ses réussites et à imputer ses échecs à des facteurs extérieurs défavorables.

 

L'excès de confiance

Qui selon vous, pense qu’il conduit mieux que la moyenne ? Qui se trouve plus intelligent que la moyenne ? Si je faisais un sondage, je suis sûr que 95% d’entre vous se positionneraient au-delà de la moyenne. Or même si je sais que toutes les personnes qui suivent My Business Conseil sont des personnes extraordinaires, reconnaissons que nous avons tous une tendance à surestimer nos capacités.

 

Le biais de négativité

Tout est question de regard, le verre est-il à moitié plein ou moitié vide ? Tout dépend de nos lunettes du monde. Ainsi, ce biais aura tendance à donner plus de poids aux expériences négatives qu'aux expériences positives, c'est une dissonance cognitive.

Un stimulus négatif sera supérieur à un événement positif si vous êtes concernés par ce biais cognitif. Vous risquez de vous plaindre souvent en toute logique pour vous, mais en grincheux pour les autres.

 

L'aversion de la dépossession

Si vous êtes agent immobilier, vous le subissez tous les jours. C’est la tendance à attribuer une valeur plus importante à un objet que l'on possède qu’à ce même objet que l'on ne possède pas.

C’est pour cette raison que le propriétaire d'une maison estime sa valeur comme plus élevée que ce qu'il serait disposé à payer pour une maison identique.

 

Le biais de cadrage

Ici, tout est question de présentation, au-delà d’un choix à faire, nous sommes influencés par la façon dont il nous est présenté. La présentation par le taux de succès ou d’échec aura un impact sur votre décision finales. Il faut avoir les habiletés de bien présenter une situation pour influencer un résultat.

 

Le biais de statu quo

Le biais de statu quo est la tendance à préférer laisser les choses telles qu'elles sont, un changement apparaissant comme apportant plus de risques et d'inconvénients que d'avantages possibles. C’est en quelque sorte un dérèglement de notre balance décisionnelle entre gain et perte.

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